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Ministère des Collectivités Territoriales, du Développement et de l'Aménagement des Territoires

LA CAMPAGNE DE COMMERCIALISATION DE L’ARACHIDE ’’MIEUX PARTIE’’ PAR RAPPORT À L’ANNÉE DERNIÈRE (MINISTRE)

Le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, Moussa Baldé, a magnifié vendredi les résultats de la campagne de commercialisation de l’arachide de cette année, ‘’mieux partie’’ par rapport à l’année dernière à la même période, selon lui, avec une collecte de graines estimée à 112.794 tonnes.

’’La collecte totale d’arachides est de 112.794 tonnes contre 74.835 tonnes l’année dernière à la même date. Si on regarde les chiffres on peut considérer que la campagne de commercialisation de cette année est mieux partie que celle de l’année dernière’’, a-t-il indiqué. M. Baldé intervenait lors de la conférence de presse du gouvernement, en présence de ses collègues des Pêches et de l’Economie maritime (Alioune Ndoye) et de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Oumar Guèye, également porte-parole du gouvernement.

Il a rappelé que le prix du kilogramme d’arachides pour cette campagne de commercialisation est maintenu à 250 FCFA. ’’Les huiliers à l’heure où je vous parle ont déjà collecté, sur les 112.794 tonnes d’arachides que j’ai énoncées, 85.732 tonnes dont 69.000 tonnes sont entre les mains de la SONACOS’’, a-t-il précisé. Selon lui, la SONACOS avait un bilan de 67.000 tonnes à la fin de la campagne de l’année dernière alors que cette année après quarante jours de campagne elle est déjà à 69.000 tonnes. ’’Nous considérons que la SONACOS est bien lancée (…)’’, a-t-il dit, estimant que cette celle-ci devrait pouvoir dérouler sa campagne sans ‘’problème et pouvoir atteindre les objectifs qui sont fixés’’. 

S’agissant de la collecte des semences, il a précisé qu’actuellement les résultats affichent 27.062 tonnes collectées dont 21.204 tonnes de semences à certifier et 5.858 de semences écrémées. ’’Ces chiffres ont été obtenus après quarante jours de campagne’’, a expliqué M. Baldé, précisant que ’’l’année dernière les exportations n’ont été autorisées que le 10 janvier 2021’’. 

Cette année, explique-t-il, ‘’les exportateurs ont été clairs parce qu’ils ont dit qu’on ne pourra pas commencer à acheter l’arachide tant qu’il y aura pas une date claire pour l’ouverture des exportations’’. Face à cette situation, ’’c’est fait à partir aujourd’hui parce qu’on sait qu’on peut maintenant exporter l’arachide du Sénégal’’, a-t-il assuré. 

Toutefois, il a souligné que ’’la Chine qui est le pays destinataire numéro un de nos arachides, a un stock qui fait que les Chinois ne se pressent pas trop pour acheter nos produits’’. Selon le ministre, ’’le contexte a été favorable en 2019 et 2020 parce que les produits de première nécessité sont devenus beaucoup plus chers, le fret s’est renchéri et les coûts se sont multipliés par deux’’. ’’C’est soucieux du pouvoir d’achat des producteurs que le président de la République a décidé à demander au gouvernement de renoncer à la taxe sur les exportations de l’arachide’’, a-t-il fait savoir.

PORT DE NDAYANE : UNE ÉVALUATION EN COURS POUR LE PAIEMENT DES IMPENSES

Le ministre des Pêches et de l’économie maritime, Alioune Ndoye, a annoncé, vendredi, qu’il restait encore des éléments d’évaluation dans le processus de paiement des personnes impactées par les travaux du port de Ndayane.

’’Il reste des éléments d’évaluation sur le paiement des impenses dus à la différence d’impacts qui existent avec la construction du Port de Ndayane’’, a t-il dit.

’’Le travail de recensement est déjà fini, il ne reste que quelques éléments d’évaluation, dus à la différence dans les impacts. Il existe des impactés agricoles et immobiliers’’, a ajouté Alioune Ndoye.

Le ministre prenait part, avec son collègue de l’Agriculture et de l’équipement rural Moussa Baldé, et le ministre en charge des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des territoires, Oumar Guèye, à la conférence de presse du gouvernement. Selon lui, le travail devant aboutir au paiement des impactés dans le département de Mbour se fait avec les autorités administratives ( gouverneurs et préfets). Les commissions travaillent en rapport avec les trois communes concernées.
 

Le port de Ndayane est à cheval entre les communes de Yène, dans le département de Rufisque, et de Popenguine dans le département de Mbour.

Lors de la cérémonie de lancement des travaux, le chef de l’Etat avait assuré avoir instruit le ministre des Finances et du Budget ainsi que le gouverneur de la région de Thiès ’’pour qu’après les élections locales, au plus tard avant la fin du mois de février, tous les impactés soient payés ». Macky Sall a aussi demandé au ministere des Pêches et de l’Economie maritime, en rapport avec le Directeur général du PAD de prendre toutes les dispositions nécessaires liées à cet effet et d’assurer une veille permanente sur ce dossier.Le président de la République a procédé lundi à la pose de la première pierre du port multifonctionnel de Ndayane (ouest), destiné à décongestionner celui de Dakar.

Les travaux de cette infrastructure portuaire d’une superficie 1.200 hectares vont se dérouler en deux phases, pour un investissement tournant autour de 3.000 milliards de francs CFA, indique un dossier de presse du projet. La cérémonie de lancement des travaux s’est déroulée en présence du directeur général du Port autonome de Dakar, Ababacar Sédikh Bèye, et du président-directeur général DP World, Sultan Ahmed bin Sulayem.

Etaient également présents des maires des communes de Ndayane, localité voisine de Popenguine, dans la région de Thiès (ouest), ainsi qu’une forte délégation malienne. La commune de Ndayane est située sur la Petite-Côte, entre Diass (Mbour), Toubab Dialao et Yène (département de Rufisque). ‘’Avec ce port, nous allons relever trois défis’’, dont celui de ‘’décongestionner le port de Dakar et ses environs’’. Il va servir aussi à ‘’donner une impulsion’’ au transport de marchandises, ‘’qui ne cesse d’argumenter à l’échelle mondiale’’, a dit Macky Sall.

Le port de Dakar capte ‘’95 % des échanges commerciaux du Sénégal, mais aussi 80 % des hydrocarbures et 65 % des autres trafics du Mali’’, a indiqué Macky Sall dans le même dossier de presse. Selon le chef de l’Etat, le futur port de Ndayane va aider à développer la logistique et le fret maritime au Sénégal.

L’Etat du Sénégal est actionnaire de la société chargée de la gestion du terminal à conteneurs du port. « Nous en sommes actionnaires à 40 %, et DP World à 60 %’’, a-t-il précisé. ‘’Au moins 25.000 emplois seront créés dans cette zone, dans un premier temps. Sur les deux phases, il est envisagé la création de 100.000 à 250.000 emplois à long terme’’, indique le dossier de presse du projet.

La première partie des travaux, prévue au cours du premier trimestre de 2022, va s’étendre sur 300 hectares, une superficie prenant en compte la partie réservée au terminal à conteneurs, selon le même document. Il affirme que les études sont bouclées, ceux des travaux en zone militaire notamment, y compris tout ce qui concerne le tracé des routes.

’’La première phase, d’un coût de 448 milliards de francs CFA, sera réalisée par la même entreprise, DP World. En plus du terminal à conteneurs de 300 hectares, elle comprendra un chenal maritime de 5 km et la construction d’une profondeur de 18 m dimensionnée pour accueillir des post-Panamax et des navires de 336 m de long’’, lit-on dans le dossier de presse.

La deuxième phase des travaux va coûter près de 169 milliards de francs CFA. Elle comprend un deuxième quai de 410 m et le dragage supplémentaire du chenal marin, selon la même source.

La mise en service de cette infrastructure permettra de traiter des navires de 400 m de long, poursuit-elle, notant qu’avec sa livraison, ‘’de nouvelles liaisons routières et ferroviaires relieront le port de Dakar au réseau de transport régional’’. Le Sénégal compte sur ce port multifonctionnel pour se doter d’une plateforme portuaire et logistique permettant de faire face aux nouvelles exigences du transport maritime.

La société DP World, en ce qui la concerne, ambitionne de faire de Ndayane ‘’une version africaine délocalisée du port de Jebel Ali, qui est devenu le premier port en eau profonde du golfe Persique et le deuxième port commercial du monde’’.

AVEC APS

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