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Ministère des Collectivités Territoriales, du Développement et de l'Aménagement des Territoires

Plusieurs élus territoriaux sont revenus  mardi, à Thiès, sur l’urgence de corriger les incohérences territoriales et de fixer la délimitation des communes. Des  incohérences territoriales et de problèmes de délimitation entre communes  ont été soumis au ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des Territoires, lors d’une rencontre de vulgarisation du Plan national d’aménagement et de développement territorial (PNADT).

Le cas de la commune de Somone, créée en 2009, des flancs de celle de Sindia a été évoqué par son maire, Boucar Sadji. Coincée entre l’océan et la lagune éponyme, Somone est frontalière d’un côté de la commune de Ngaparou. Sur la seule partie où elle peut avoir une extension, la commune de Sindia vient s’interposer entre elle et Nguékokh. Il a demandé l’application du décret qui précise que sa commune partage la même frontière que Nguékoh. Selon M. Sadji, la commune a de nombreux partenaires qui souhaitent investir, mais elle n’a aucun ha à leur proposer.
La même difficulté a été évoquée par le maire de Mboro, dont la commune est ’’ceinturée par la commune de Darou Khoudoss, comme un jaune dans l’œuf’’, a-t-il dit. Il a ajouté que les deux communes tentent de gérer la situation grâce à l’intercommunalité, Mboro ayant besoin d’un espace viable pour réaliser ses projets.
Quant au maire de Ngaye Mékhé, il a jugé ‘’inacceptable’’ que sa commune vieille de 100 ans, reste confinée dans 4 km2, malgré ses 30.000 habitants. Selon lui, la commune mise aussi sur l’intercommunalité avec d’autres collectivités comme Sandiara, Dialambéré et Mbadakhioune.

La délimitation entre Fandène et les communes voisines de Thiès, Thiénaba et Keur Moussa, a aussi été évoquée. La même situation est valable pour Pout, ceinturée par Keur Moussa. Pour le maire de Saly, Ousmane Guèye, ces questions de délimitation pourraient avoir des conséquences fâcheuses, si l’on n’y prend garde.
’’Il y a beaucoup d’incohérences territoriales et la plus haute autorité de ce pays, le président de la République, en est consciente’’, a admis le ministre des Collectivités territoriales, tout en notant qu’ ‘’il va falloir (les) corriger’’. Il indiqué que le PNADT prévoit une solution à ces problèmes, en définissant des ’’limites spatiales avec des cordonnées précises et immuables’’ qui remplaceront les limites physiques jusque-là utilisées, comme les arbres ou les cours d’eau.
Après la finalisation du travail en cours par l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (ANAT), chaque commune saura ’’de façon très précise’’ où s’arrête ses limites, a dit Omar Guèye, qui a assuré que les autorités administratives disposeront aussi de l’outil de délimitation en cours de finalisation.

Avec APS

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